Nandrinois Que faire en cas de nuage radioactif?

CLIN-D-OEIL.jpgL’exercice, mis au point par le centre de crise, a impliqué 17 communes et de nombreux services

Ce mardi a eu lieu un exercice simulant un incident radiologique à la centrale nucléaire de Tihange.

Organisé par le centre de crise, dépendant du SPF Intérieur, il a mobilisé les services de secours et 17 communes situées dans un rayon de 10 km autour de la centrale. La Protection civile s’est déployée à Engis afin d’établir un camp de base pour procéder à des mesures de radioactivité. 

 

Le scénario imaginé par le centre de crise fait froid dans le dos: un nuage radioactif, relativement limité, s’est échappé de Tihange 3. L’air contaminé se dirige de Huy vers Namur. Les communes de Marchin, Modave, Andenne et Ohey sont particulièrement impactées.

Voilà pour la catastrophe imaginaire. Reste les mesures à prendre. Comment informer la population? Quelles sont les mesures de confinement à prendre?

Quels services de secours faut-il alerter en priorité? Faut-il également confiner le bétail? Autant de questions auxquelles a été confronté, à des niveaux différents, l’ensemble des participants. L’exercice était baptisé «TIHEX 2016» et organisé par le centre de crise, en collaboration avec l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire, les Services fédéraux auprès des Gouverneurs de Liège et de Namur, les 17 communes situées ainsi que l’exploitant Engie.

«Lors de cet exercice, nous avons fait un focus particulier sur l’impact de cet incident radioactif en matière de mobilité, précise Benoît Ramacker, porte-parole du centre de crise.

Les TEC, mais aussi Infrabel et le service de navigation fluviale de la Région wallonne, ont également participé.» Ce mardi, bus, trains et bateaux ont donc été théoriquement arrêtés en urgence suite à l’incident. L’exercice avait pour objectif principal de tester les flux d’information, il n’a pas engendré de réel déploiement des services de secours sur le terrain. À une exception: les services de la Protection civile se sont rendus à Engis pour établir un camp de base afin de mesurer sur place le taux de radioactivité.

« Ce déploiement des unités de la Protection civile à Engis n’a pas suscité de vent de panique, assure Benoît Ramacker, les riverains étaient bien informés de la tenue de l’exercice.» Du côté des bourgmestres impliqués, on se réjouit du déroulement des opérations: «C’est un exercice sain et utile qui permet de mieux coordonner les services» assure le hutois Christophe Collignon.

À Marchin, Éric Lomba se montrait également très satisfait: « Cela nous permet d’avoir de bons réflexes et de mettre en place des bases de données nécessaires, comme la liste des agriculteurs ou des personnes à contacter dans chaque école» précise-t-il.

Et même s’il ne s’est heureusement jamais produit de catastrophe nucléaire, ces exercices se sont déjà révélés bien utiles: «Lors des problèmes électriques liés à la tempête de neige, nous avons appliqué certaines des procédures rodées lors de ces exercices…»

Article de AURÉLIE BOUCHAT

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