Un Nandrinois fait cinq tonneaux dans le désert marocain

Lien permanent

Benjamin B source Sudinfo AG.JPG

Amateur de grands espaces et de dépaysement, Benjamin Bobon n’a jamais considéré son handicap comme un frein. Le Nandrinois multiplie ainsi les périples et les challenges.

Le dernier en date remonte au 24 octobre. Il s’est élancé à bord d’un 4x4 avec deux amies pour 5 jours de pistes dans le cadre du Sahara Challenge, au Maroc. « Ce n’est pas une course, mais une balade dans le désert.

J’ai déjà participé à ce genre de rallye, c’est mon troisième, mais le Sahara Challenge était une première », précise Benjamin Bobon.

Tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Le premier jour, après une heure de route, un accident est survenu, envoyant le 4x4 dans le décor.

« Un pneu a été contre les rocailles, a déjanté et c’était parti. Nous avons fait cinq tonneaux, enfin quatre et demi. C’est la faute à pas de chance, pas de l’imprudence .»

Seul le Nandrinois, installé sur le siège passager, a été blessé.

« Je suis resté 25 minutes la tête en bas, en attendant la voiture-balai qui m’a sorti de la voiture. Nous avons ensuite attendu le 4x4 médical et avons roulé 6h pour rejoindre l’hôpital militaire », raconte-t-il.


LE BRAS ET LES POIGNETS CASSÉS

Au final, le Nandrinois s’en sort avec un bras et deux poignets cassés. Pourtant, Benjamin Bobon insiste: l’expérience a été très enrichissante.

« J’ai vu des trucs extraordinaires! Nous sommes en plein Sahara occidental, une zone très peu fréquentée par les touristes. Pour vous donner un exemple, dans l’hôpital de cambrousse, on m’a envoyé chercher le matériel à la pharmacie pour pouvoir me plâtrer, rigole-t-il.

Mon accident a fait le tour de la région, un colonel de l’armée est venu me voir et la police a fait 400 km pour prendre ma déposition. Quant à mon fauteuil roulant ,il a été abîmé lors des tonneaux mais trois mécanos improvisés l’ont réparé, il va mieux qu’avant! ».

Le Nandrinois gardera donc un excellent souvenir de ce passage éclair au Maroc.

« Ce n’est qu’après un accident qu’on peut vivre une telle succession d’événements », conclut-il.

Article de ANNICK GOVAERS source Sudinfo

Les commentaires sont fermés.