La maison communale de Nandrin au cœur du débat

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Ce lundi soir, l’architecte John Wery a présenté son projet aux conseillers communaux et du CPAS

L a réunion conjointe du conseil communal et de l’action sociale, ce lundi soir, a été le théâtre d’échanges autour du projet de nouvelle administration regroupant la commune et le CPAS.

Un bâtiment fonctionnel et basse énergie présenté par l’architecte de Ramelot, John Wery, et l’expert énergétique Laurent Neuville.

L’aspect moderne de la construction et surtout son coût, générant un emprunt d’un million d’euros, ont été critiqués.

La séance du conseil commun a débuté par la présentation du projet de nouvelle administration nandrinoise, par l’architecte John Wery.

Nous avons déjà exposé l’aménagement de la construction (voir notre édition du 26 avril), relevons quelques nouveaux éléments comme les 108 places de parking sur la place (en plus du budget prévu), l’aménagement d’un vestiaire avec douche ou la mise en place d’une casquette de toit avec débordement pour casser les rayons du soleil et permettre aux hirondelles de nicher.

« Nous avons également fait en sorte qu’il soit possible de rehausser d’un étage la salle du conseil si besoin est, pour y créer des bureaux », a indiqué John Wery.

La deuxième partie de l’exposé a été consacrée aux performances énergétiques du bâtiment. Ce dernier n’est pas passif, mais basse énergie.

« Pour le chauffage, une pompe à chaleur avec récupération de chaleur ainsi que des panneaux photovoltaïques ont été choisis », a décrit Laurent Neuville, ingénieur en techniques spéciales dans le bureau d’études A+ Concept, pour l’aspect énergétique du projet.

« Par rapport au bâti communal existant (maison communale, ancien tribunal, CPAS), on atteint 77% d’économie annuelle de chauffage, et une diminution de 89% de rejet de CO2 », a-t-il précisé.

Selon Michel Lemmens, le gain du rapprochement commune-CPAS pourrait grimper jusque 85.000 euros : « On estime une économie de 10.000 euros de chauffage, 5.000 euros d’électricité, 15 à 25.000 euros de frais informatiques, et 45.000 euros de personnel. C’est une fourchette. »

« PAS DE MIMÉTISME » Marc Evrard (PN), réceptif à l’aspect du bâtiment, a interrogé l’architecte sur la toiture plane.

« Nous évitons de faire du mimétisme par rapport au bâti existant. L’administration communale doit avoir un caractère propre, elle n’est pas soumise aux règles urbanistiques classiques », a expliqué John Wery.

Le conseiller CPAS André Jaminon a regretté ce saut dans le modernisme, ainsi que de voir atterir un projet définitif sur la table du Conseil.

« L’anonymat des personnes qui fréquentent le CPAS sera-t-il préservé ? », a demandé le conseiller CPAS Pierre Georis.

« Oui, il y aura une salle d’attente spécifique pour le CPAS, ainsi qu’un vitrage sablé. » Sur l’aspect politique du projet, Marc Evrard (PN) a contesté les chiffres « gonflés » avancés par le bourgmestre, ne correspondant pas aux documents transmis.

« Concernant le subside de la maison communale, j’ai annoncé erronément 370.000 euros au lieu de 310.000 euros », reconnaît Michel Lemmens.

« La maison communale coûte 1,9 million d’euros et, même si nous avons les moyens de payer cash, nous souhaitons contracter un prêt d’un million d’euros car les taux sont actuellement proches de 0% ! » Pour Marc Evrard, l’investissement est trop important : « La priorité se trouve dans les écoles. »

Quant à Tous Ensemble, Benoît Ramelot a répété sa désapprobation, estimant lui aussi d’autres projets prioritaires.

Alain Henry s’est aussi interrogé sur l’avenir du bâtiment du CPAS.

Michel Lemmens a répondu qu’une résidence-services était prévue mais que ce projet n’était pas prioritaire.

« Le rachat de la Poste pour y mettre la police, la maison de village de Villers et l’école de Villers passeront avant. »

« Entre la fin des travaux de l’administration et la mise en place d’un projet, nous craignons que le CPAS finisse dans l’état de la maison de village de Villers... », a lancé Benoît Ramelot.

Le marché de travaux de la maison communale a été voté par 8 « oui » et 9 abstentions.

Article de ANNICK GOVAERS source Sudpresse http://journal.sudinfo.be/

Salle du conseil source sudpresse.JPG

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Commentaires

  • Les parvenus ça suffit avait dit elio ...
    apparament l echo n est pas encore arrivé a nandrin
    la bonne gouvernance prôné dans le programme électoral c est pour les autres...
    pas pour le ps?

  • Je partage également votre avis Mr Bomersomme et je tiens à ajouter à vos propos que tout Collège Communal digne de ce nom se doit d'avoir de l'ambition pour le seul intérêt de sa commune, mais point trop n'en faut non plus jusqu'à tomber dans la démesure.
    Ici à Nandrin, la volonté du Collège, poussée par la détermination du Bourgmestre, est aveuglée par le dépassement de ses moyens financiers pour la subvention d'un tel projet. Par ailleurs, celui-ci privera la population pour les années à venir de la concrétisation d'autres projets plus essentiels et certainement plus urgents et surtout d'un caractère moins capricieux pour la seule image de quelques personnes.
    Le projet comme présenté dans toute sa grandeur et sa splendeur, en parfaite adéquation avec son coût (non finalisé) tout à fait exorbitant ne répond pas et ne s'inscrit absolument pas dans l'attente des prérogatives des habitants de la commune. Plus de deux millions d'euros consacrés pour la construction d'une nouvelle administration qui compte moins de 6000 habitants sur son territoire se montre d'un coût totalement irresponsable.
    Les Nandrinois ont le souhait de bien d'autres priorités en termes de projet de rénovation.
    Dès lors, on est en droit de se poser la question suivante: la commune a-t-elle l'ambition cachée dans un avenir proche de faire de Nandrin la nouvelle ROME du Condroz?
    Jusqu'où peut encore nous conduire la politique de cette majorité? Ou ce projet pharaonique ne serait-il que l'œuvre et la volonté mégalomane d'une seule personne?

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