Nandrin ,Les Rulot attendent que les riverains de son lotissement se mettent tous en ordre

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Un conflit de voisinage empoisonne la vie des habitants de la rue des Martyrs, à Nandrin. 
Deux familles, surtout,voisines directes, règlent leurs comptes via la voie légale et des plaintes à la SRPA.
 Michel Rulot avait monté des boxes et des carports dans son jardin, sans permis d’urbanisme.
 Il a tenté de régulariser la situation, en vain.
« J’ai démonté.
 Mais comme plusieurs de mes voisins ne respectent pas la loi non plus, on a décidé de tout remonter jusqu’à ce qu’ils se mettent en ordre. »
 
Comme souvent dans les conflits de voisinage, les riverains qui se détestent aujourd’hui s’appréciaient hier. 
Les Giltaix ont fait construire leur maison à côté des Rulot, dans le lotissement Gaspar, en 1999. 
«On se saluait, on se rendait des services.
Tout un temps, nos chèvres ont brouté dans leur jardin, par exemple », se rappelle Cécile Rulot.
Les relations sont restées amicales pendant quelques années puis se sont progressivement tendues. 
L’origine du conflit diffère selon les protagonistes.
Le retrait des dites chèvres selon les uns, le saccage d’une allée selon les autres. 
Quoi qu’il en soit, le dialogue a été rompu. 
La police est plusieurs fois descendue sur les lieux, le bourgmestre et l’urbanisme se sont aussi rendus sur place.
Les Giltaix reprochent un manque de respect des Rulot qui feraient énormément de bruit :tracteur, tronçonneuse, aboiements de chiens... (voir plus bas).
Les Rulot pointent quant à eux les manières cavalières de leurs voisins.
 «Il y a quelques mois,malgré tout ce qui s’est passé entre nous, je l’ai vu essayer de couper ses arbres à la scie.
 Je lui ai proposé de tronçonner en utilisant mon tracteur, ce qu’il a accepté.
 Et puis une semaine plus tard, il envoie la police pour les chiens !
 
Franchement... », s’indigne Michel Rulot.
 
DES BOXES ET CARPORTS IRRÉGULIERS
 
Au conflit de voisinage se greffe un problème d’urbanisme. 
 
Les Rulot ont en effet construit des abris sans permis. 
Attention, ils sont en ordre pour leur piscine et leur étable. 
«C’est vrai, on le reconnaît,on n’avait pas l’autorisation pour les boxes pour chevaux,la serre et les trois carports. 
Mais on a voulu se mettre en ordre par après, en 2008.
 On a fait faire les plans et tout », explique Cécile Rulot. 
Mais les voisins ne l’entendaient pas de cette oreille.
 Les Giltaix ont envoyé à la commune une réclamation au dossier de régularisation et ont fait signer une pétition de neuf opposants.
Ils ont obtenu gain de cause, le permis a été refusé.
 Les Rulot ont introduit un recours auprès du ministre Henry, alors ministre wallon de l’aménagement du territoire. Finalement,en mai 2014, la serre a été autorisée,mais pas les boxes ni les carports.
Les Rulot étaient donc priés de démonter leurs installations.
Ce qu’ils ont fait, mais en partie... «En octobre,j’avais enlevé un bon morceau.
 Mais mes chevaux étaient dans la boue pour l’hiver et je risquais d’avoir la SRPA sur le 
dos.
Et puis, on s’est dit : nos voisins ne sont pas en ordre non plus et ils n’ont pas d’ennuis, alors on
remonte tout. La situation est injuste !
La commune devait leur envoyer un courrier pour qu’ils coupent leurs arbres trop hauts,
retirent leurs plantations trop proches du grillage etc.
Tant qu’ils ne respectent pas la loi, on ne démontera plus rien.
C’est notre moyen de pression. » 
 
Article ANNICK GOVAERS La Meuse 
 
rue des Martyr.JPG« Mon voisin se prend pour un fermier »
 
Vincent Giltaix, policier de profession,affirme avoir mordu sur sa chique pendant plusieurs années. 
«Mais trop c’est trop. 
Mon voisin n’est pas méchant,quand on lui fait une remarque,il dit toujours oui mais il ne fait rien... », glisse-t-il.
 Ce qui l’énerve dans le comportement des Rulot,c’est le tapage, dit-il.
 «En été, il y a un va-et-vient de tracteur parfois jusque tard dans la soirée, la tronçonneuse du fils fonctionne toute la journée, leurs chiens aboient la nuit etc. 
C’est à se demander s’ils ne le font pas exprès, quand ils laissent le tracteur tourner 15 minutes sous ma fenêtre, par exemple. 
Il y a les odeurs des animaux aussi, même si ça va encore.
 Le problème, c’est que mon voisin se prend pour un fermier alors qu’il vit dans un lotissement résidentiel... L’accumulation de petites choses fait qu’à la fin, on ne laisse plus rien passer. »
 De fait, Vincent Giltaix a porté plainte contre ses voisins au sujet du conflit de voisinage qui les oppose et a fait venir les forces de l’ordre à plusieurs reprises. 
«Je n’ai pas le choix. 
Vu ma profession, je me dois de respecter la loi. 
J’utilise donc toutes les procédures légales pour obtenir gain de cause. 
Tout ce que je désire, c’est vivre paisiblement.»
Les Giltaix attendent que la commune fasse respecter la décision du gouvernement wallon et fasse donc retirer les boxes et les carports illégaux. 
«Mes voisins n’auraient jamais dû construire sans autorisation. 
C’est logique.
 Quand nous avons voulu construire un abri de jardin, nous avons demandé un permis. 
J’ai aussi recoupé mes arbres préventivement pour qu’ils ne soient pas trop grands.
Si tout le monde fait ce qu’il veut,alors pourquoi ne pas construire une tour dans mon jardin ? »
Le Nandrinois dit ne pas être rancunier même si un courrier de la Société Royale Protectrice des Animaux, reçu dans sa boîte aux lettres il y a quelques semaines, risque de ne pas arranger la situation. 
«Les Rulot lui ont signalé que les lapins de mes enfants vivaient dans de trop petites cages...
 
Article Annick.G. 
 
LE BOURGMESTRE !!!
 
« J’ai fait appel à une médiatrice »
 
 
Contacté par nos soins, le bourgmestre au courant de la situation. 
«Il y a bien un conflit de voisinage rue des Martyrs. 
Des plaintes ont été déposées,y compris en justice où cela suit son cours.
 Il y a un problème de surenchère aussi », analyse Michel Lemmens. 
Le mayeur a sollicité l’aide d’une médiatrice (par ailleurs assistante sociale) pour tenter d’apaiser la situation. 
«J’ai fait appel au Plan stratégique de sécurité et de prévention (PSSP) avec La Teignouse pour arrondir les angles si possible et trouver un terrain d’entente.
» Récemment, la médiatrice s’est rendue chez Michel Rulot. 
«Je n’ai pas encore eu de retour », précise Michel Lemmens.
Quant au coup de gueule des Rulot,il ne le comprend pas.
 «S’ils restent en infraction, ils s’exposent à des poursuites... Si leurs voisins sont  dans l’irrégularité, ils doivent le signaler
formellement au service adéquat
et ne pas faire la loi euxmêmes.» 
 
 
Article de A.G. La Meuse 

Commentaires

  • A-t-on besoin d'étaler la vie des gens et leurs conflits , ce qui ne regarde que les intéressés , vraiment rubrique CHIENS ECRASES

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