Agriculture et produits

  • Dans les cimetières, sans désherbant, c’est la cata !

    Dans de nombreux cimetières Wallons, les mauvaises herbes sont partout : dans les allées secondaires, entre les pierres, autour des sépultures...

    Et les services communaux chargés de l’entretien peinent à arriver à bout de ces herbes folles qui prolifèrent.

    C’est notamment le cas dans le petit cimetière de Bonnert, à Arlon, où les mauvaises herbes ont totalement pris le dessus. Et pour cause !

    « Depuis le 1er janvier 2016, les produits désherbants sont interdits. Nous nous tenons fermement à cette décision.

    Mais le travail des ouvriers communaux chargés d’entretenir les 17 cimetières de la commune est immense. Se débarrasser des mauvaises herbes avec des machines thermiques, cela ne fonctionne pas.

    Il faut donc désormais tout faire à la main », commente André Perpète, échevin de l’environnement à Arlon.

    MISSION IMPOSSIBLE

    Son collègue, l’échevin André Balon, en charge des travaux, ne dit pas autre chose. « Nous sommes dé- passés.

    Au total, il y a 25 ha de cimetières à entretenir sur Arlon. Et tout faire à la main est impossible. » Alors, bien sûr, cela grogne.

    Les visiteurs ne sont pas contents.

     

    «Voyez comme les herbes poussent n’importe où ! C’est honteux », pense l’un. « On ne verra plus jamais de beaux cimetières comme à l’époque », surenchérit un autre.

    L’échevine en charge des cimetières à Arlon, Anne-Catherine Goffinet, est bien consciente du problème. Pour elle, une des solutions serait justement... de miser sur davantage de verdure !

    « On pense notamment, dans certains cimetières, à effectuer une végétalisation de certaines allées ou de certaines zones, comme cela se fait beaucoup en Alsace, par exemple », expose-t-elle.

    « Des herbes qui poussent entre le gravier, ce n’est pas joli. Mais si un tapis vert se forme, c’est peut-être quelque chose qui, esthétiquement, peut fonctionner. On pourrait donc prendre l’option de laisser volontairement l’herbe pousser, de sorte à ce qu’un tapis de verdure se forme. » 

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  • Un théâtre dans leur grange à Hoboval Villers le Temple Nandrin

    Le bâtiment, restauré par des artisans locaux, peut accueillir une centaine de spectateurs

    I l est désormais possible de louer la grange du Moulin d’Hoboval, à Nandrin. La ferme, convertie en partie en logements et en élevage de chevaux de sport, continue en effet de se diversifier.

    La grange, restaurée avec soin par des artisans locaux, comporte deux niveaux. À l’étage, il y a une grande salle à la charpente apparente, avec une scène surélevée et un bar. Au rez-dechaussée, une cuisine, un vestiaire, des sanitaires et même une loge pour les artistes.

    La grange du Moulin d’Hoboval, à Villers-le-Temple (Nandrin), respire le charme du Condroz. Avec ses belles pierres, sa charpente apparente et ses grands volumes, elle a encore été embellie par une restauration minutieuse.

    « La grange servait de fourretout, on n’en faisait rien et c’était dommage », commente Nicole de Jamblinne, propriétaire depuis 2005.

    « Étant agriculteurs bio (blondes d’Aquitaine et moutons), il est important de se diversifier. Nous avons réhabilité les anciens bâtiments de la ferme en logements que nous louons à ceux qui fréquentent l’écurie, et dans la grange nous venons de créer un petit théâtre », explique Geoffroy de Jamblinne, son fils, à l’origine de la transformation.

    D’une capacité d’une centaine de places, le bâtiment est destiné à abriter des pièces de théâtre de groupes amateurs, des conférences, des séminaires, des spectacles de jazz, des soupers de clubs et associations de la commune ou alentours, un club de langues, un anniversaire éventuel etc.

    « Nous sommes ouverts à toute proposition culturelle, tant qu’il s’agit d’événements calmes qui ont lieu l’après-midi ou qui se terminent à des horaires normaux comme 23h-minuit.

    Il y a en effet des logements juste à côté, on ne veut pas trop de bruit. » « L’idée est de proposer un lieu culturel chaleureux et joli à Nandrin, je trouve que ça manque dans la commune », ajoute Nicole de Jamblinne.

    Le bâtiment a subi une intense rénovation, réalisée par des artisans locaux et des ouvriers de la société immobilière de Geoffroy de Jamblinne (qu’il gère en activité complémentaire).

    « Je pars du principe que si j’entreprends quelque chose, je le fais bien. J’ai donc misé sur des matériaux de qualité et le savoir-faire local », souligne-t-il. De fait, l’impressionnant escalier en pierre bleue menant à la salle de spectacle a été conçu par un artisan de Rotheux.

    « Nous n’avons pas percé dans les façades mais nous avons refait le toit, l’isolation, mis un sol pour faire deux niveaux, posé un plafonnage à base d’argile, eau et paille, remplacé quelques poutres porteuses horizontales par des verticales, créé une scène dans l’espace ayant une différence de niveau, aménagé une cuisine pour les traiteurs, des sanitaires (y compris pour PMR), un vestiaire et une loge d’artistes », cite-t-il.

    Détail bien pensé : cette dernière communique avec la scène à l’étage via un escalier caché dans une trappe.

    La grange peut accueillir 60 personnes avec des tables, 120 avec des mange-debout, et une centaine de spectateurs assis. Un parking est à disposition.

    Infos au 0475/ 43.66.74 -

    ANNICK GOVAERS

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  • Le lait comme s’il sortait du pis de la vache

    i2.JPGLes produits au goût naturel ont la cote.

    Faircoop, la coopérative qui produit le lait équitable Fairebel, surfe sur la vague, ainsi que l’annonce Erwin Schöpges, l’administrateur belge de l’EMB: « On projette de sortir le « lait original », comme s’il sortait du pis de la vache.

    Ce serait le meilleur lait existant sur le marché, avec entre 3,8 et 4,5% de matière grasse, contre 3,5 pour celui qu’on appelle « lait entier » vendu en brique et 1,5% pour le demi-écrémé.»

    Faircoop compte 500 coopérateurs.

    Elle produit du lait entier, demi-écrémé et chocolaté, deux fromages au lait de vaches broutant de l’herbe et de la glace.

    Chaque litre vendu procure un bonus de 10 cents aux coopérateurs.

    Le prix actuel est de 33-34 cents de base au litre à la ferme.

    Or, il faudrait 45 pour avoir la rentabilité et payer un salaire. Sans salaire, ce serait 33.