Agriculteurs de Nandrin

  • Un théâtre dans leur grange à Hoboval Villers le Temple Nandrin

    Le bâtiment, restauré par des artisans locaux, peut accueillir une centaine de spectateurs

    I l est désormais possible de louer la grange du Moulin d’Hoboval, à Nandrin. La ferme, convertie en partie en logements et en élevage de chevaux de sport, continue en effet de se diversifier.

    La grange, restaurée avec soin par des artisans locaux, comporte deux niveaux. À l’étage, il y a une grande salle à la charpente apparente, avec une scène surélevée et un bar. Au rez-dechaussée, une cuisine, un vestiaire, des sanitaires et même une loge pour les artistes.

    La grange du Moulin d’Hoboval, à Villers-le-Temple (Nandrin), respire le charme du Condroz. Avec ses belles pierres, sa charpente apparente et ses grands volumes, elle a encore été embellie par une restauration minutieuse.

    « La grange servait de fourretout, on n’en faisait rien et c’était dommage », commente Nicole de Jamblinne, propriétaire depuis 2005.

    « Étant agriculteurs bio (blondes d’Aquitaine et moutons), il est important de se diversifier. Nous avons réhabilité les anciens bâtiments de la ferme en logements que nous louons à ceux qui fréquentent l’écurie, et dans la grange nous venons de créer un petit théâtre », explique Geoffroy de Jamblinne, son fils, à l’origine de la transformation.

    D’une capacité d’une centaine de places, le bâtiment est destiné à abriter des pièces de théâtre de groupes amateurs, des conférences, des séminaires, des spectacles de jazz, des soupers de clubs et associations de la commune ou alentours, un club de langues, un anniversaire éventuel etc.

    « Nous sommes ouverts à toute proposition culturelle, tant qu’il s’agit d’événements calmes qui ont lieu l’après-midi ou qui se terminent à des horaires normaux comme 23h-minuit.

    Il y a en effet des logements juste à côté, on ne veut pas trop de bruit. » « L’idée est de proposer un lieu culturel chaleureux et joli à Nandrin, je trouve que ça manque dans la commune », ajoute Nicole de Jamblinne.

    Le bâtiment a subi une intense rénovation, réalisée par des artisans locaux et des ouvriers de la société immobilière de Geoffroy de Jamblinne (qu’il gère en activité complémentaire).

    « Je pars du principe que si j’entreprends quelque chose, je le fais bien. J’ai donc misé sur des matériaux de qualité et le savoir-faire local », souligne-t-il. De fait, l’impressionnant escalier en pierre bleue menant à la salle de spectacle a été conçu par un artisan de Rotheux.

    « Nous n’avons pas percé dans les façades mais nous avons refait le toit, l’isolation, mis un sol pour faire deux niveaux, posé un plafonnage à base d’argile, eau et paille, remplacé quelques poutres porteuses horizontales par des verticales, créé une scène dans l’espace ayant une différence de niveau, aménagé une cuisine pour les traiteurs, des sanitaires (y compris pour PMR), un vestiaire et une loge d’artistes », cite-t-il.

    Détail bien pensé : cette dernière communique avec la scène à l’étage via un escalier caché dans une trappe.

    La grange peut accueillir 60 personnes avec des tables, 120 avec des mange-debout, et une centaine de spectateurs assis. Un parking est à disposition.

    Infos au 0475/ 43.66.74 -

    ANNICK GOVAERS

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  • Le « boom » des volailles touche l’arrondissement et Nandrin

    plt.JPGDans 15 communes, il n’y a pas d’élevage de volailles en 2015, mais cela n’empêche pas de voir ce nombre croître.

    Le SPF Economie recense 852.719 volailles dans l’arrondissement. Plusieurs élevages rendent ce chiffre impressionnant : à Hannut, Nandrin et Donceel, on retrouve respectivement 177.485 volailles, 135.000 poulets et 117.000 individus. Dans certaines entités, on aperçoit une forme de spécialisation.

    Les 9.600 individus situés à Anthisnes, ou les 20.000 qu’on trouve à Huy, sont des poulets de chair, tandis qu’à Burdinne ou à Wasseiges, les poules et poulettes servent plutôt à pondre.

    Si ces chiffres représentent la situation en 2015, cette année et les prochaines devraient voir la tendance se confirmer, comme l’indiquent les demandes de permis d’exploitation, à Geer notamment. Ligney pourrait accueillir 40.000 poulets supplémentaires et atteindre les 132.000 volailles, alors que les Volailles de Berloz déménagent vers Geer avec la création d’un poulailler de 4.800 poulets et la volonté de migrer vers le bio. 

    Article de JULIEN MARIQUE source Sudpresse Huy-Waremme du 25 avril 2016 http://journal.sudinfo.be/

  • le nombre d’exploitations agricoles est de 27 à Nandrin

    exploitation Nandrin source Sudinfo avril 2016.JPG

    Nandrin 27 Exploitations

    1.599 Bovins

    0 Porcs

    135.000 Volailles

    Il ne reste que 1.075 exploitations agricoles sur Huy-Waremme 

    C’est 88 de moins qu’en 2010 ! Hannut est en tête des communes qui comptent le plus de fermes

    L’arrondissement Huy-Waremme compte 88 exploitations agricoles de moins qu’en 2010. Sur base des chiffres agricoles publiés par le SPF Économie, il subsiste 1.075 agriculteurs dans les 31 communes, dont une majorité à Hannut et Clavier. C’est d’ailleurs dans cette dernière qu’on retrouve le plus de bovins, tandis que l’élevage de volailles tend chaque année un peu plus vers le million.

    L’arrondissement Huy-Waremme compte 1.075 exploitations agricoles. Le Service Public Fédéral en charge de l’économie a publié les chiffres du secteur agricole pour l’année 2015. Le plus grand nombre d’exploitations se trouve à Hannut avec 115 agriculteurs. Et cette situation dure depuis plusieurs années déjà : en 2010, 116 exploitations agricoles figurent sur le territoire hannutois.

    Par rapport à cette même année 2010, l’arrondissement enregistre une réduction du nombre d’exploitations : 1.163, contre 1.075 cinq années plus tard, soit 88 de moins.

    Clavier arrive en deuxième place avec 71 agriculteurs (contre 84 en 2010).

    Si cette baisse du nombre d’exploitations agricole se poursuit, le Condroz semble le plus touché et André Hosay, agriculteur à Tinlot, ne s’en étonne pas.

    Déjà en 2014, il constate ce phénomène avec des mots forts : « Quand j’entends des agriculteurs parler de suicide, je ne suis pas étonné car on ne vit plus, on survit dans ce métier.

    Quel jeune voudrait investir dans une ferme et travailler à perte ? »

    Pourtant, Huy-Waremme demeure un des arrondissements les plus agraires de Wallonie.

    Au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Hannut arrive en quatorzième position des communes où il y a le plus d’exploitations agricoles, notamment derrière Tournai (Hainaut) et les communes luxembourgeoises de Bastogne et Libramont-Chevigny, tandis que Clavier se trouve dans le top cinquante régional.

    Au niveau des superficies agricoles par commune, on retrouve de nouveau Hannut et Clavier parmi les plus importantes avec respectivement plus de 676.000 ares et 463.000 ares.

    La seule autre commune qui « consacre » au moins 300.000 ares à une activité agricole est Braives et ses 46 exploitations.

    Le détail des cultures apparaît également parmi les statistiques.

    Dans l’arrondissement, un tiers des terres sert aux céréales, principalement du froment et un peu d’orge, et un cinquième aux cultures dites industrielles comme la betterave ou la chicorée. Au regard de la superficie, le froment domine devant les betteraves, les pommes de terre et les légumes cultivés en plein air. Sans grand étonnement, vu leurs spécificités territoriales, deux communes situées sur la Meuse ont peu d’exploitations agricoles : Engis et Amay.

    Les communes où l’on trouve moins d’agriculteurs correspondent à celles qui disposent des superficies agricoles les moins élevées à l’image de Berloz et Saint-Georges-sur-Meuse. Ces quatre entités sont les seules à ne pas utiliser une superficie agricole supérieure à 100.000 ares. Un autre cinquième des terres agricoles de Huy-Waremme demeure simplement couvert d’herbe, et c’est le cas à Ferrières et Clavier.

    Dans le cas claviérois, on ne s’en étonne pas au regard au regard du nombre de bovins qui pâturent sur le territoire de la commune du Condroz, car le SPF économie propose également le détail des activités agricoles par commune. Il y a près de 77.000 bovins et 45.000 porcs dans l’arrondissement , mais surtout 852.719 volailles. 

    Article de JULIEN MARIQUE source Sudpresse Huy-Waremme du 25 avril 2016 http://journal.sudinfo.be/

  • Les jeunes fermiers ont la corde au cou. Ils l’ont confié ce vendredi à Nandrin au ministre Lacroix

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    L ’équilibre précaire des agriculteurs ne s’améliore pas, bien au contraire. La santé financière des jeunes fermiers est préoccupante.

    Ce vendredi, cinq Nandrinois et Engissois ont fait part de leurs revendications et de leurs craintes au ministre wallon du budget et de la simplification administrative, le Wanzois Christophe Lacroix.

    Christophe Lacroix s’est rendu ce vendredi à Nandrin.

    Il a d’abord fait le point sur les projets de la commune dont il se fera le relais : nouvelle administration communale, maison de quartier à Villers le-Temple, rapidobus, agora au foot etc.

    Il a ensuite visité les Coquelicots, un service d’accueil de jour pour adultes handicapés, victime il y a un an et demi d’un incendie. En fin de matinée, il a mis le cap sur la ferme d’Alain Henry qui élève 58.000 poulets.

    Il y a rencontré cinq jeunes agriculteurs de Nandrin et Engis qui élèvent en grosse partie des vaches laitières. Ils en avaient gros sur la patate.

    « Il y a 8 ans, j’ai repris la moitié de la ferme de mes parents qui ont aujourd’hui 68 ans. Avec les prix actuels du lait, de la viande et des céréales, je suis obligé de travailler à l’extérieur, je décharge des bateaux comme indépendant.

    Ma paie ne sert qu’à couvrir les dépenses de la ferme. Je dois vivre sur le salaire de ma femme, institutrice maternelle, alors que nous avons 2 jeunes enfants.

    Je me demande comment je vais faire pour reprendre un jour l’autre moitié de la ferme et surtout j’ai peur qu’un jour ma femme en ait marre et me quitte », confie Vincent Fisenne, 34 ans.

    Loin de jouer les Calimero, les jeunes fermiers ont traduit les difficultés quotidiennes qu’ils traversent. « Mes lois sociales sont passées de 600 € tous les trimestres à 1.200 € car ils se basent sur le chiffre d’affaires d’il y a trois ans, où ça allait mieux !

    On a déjà du mal à relever la tête et on nous en rajoute encore… », souffle Laurent Van den Bergh, 27 ans, de Nandrin.

    Que dire de la charge administrative : « Il faut en moyenne une journée par semaine pour l’administratif.

    Comme je travaille à l’extérieur, je dois m’y atteler tous les soirs… », ajoute Vincent Fisenne. Quant à Tanguy Tasiaux, électricien de 25 ans, il a décidé de reprendre la ferme de ses parents.

    « Les discussions sont en cours avec la banque pour emprunter 500.000€. Mes parents ne voulaient pas que je le fasse mais j’ai envie d’y arriver », assure-t-il malgré tout.

    « Le ministère se rend-il compte de la catastrophe qui se prépare ?

    On croit que les fermiers sont riches parce qu’ils ont beaucoup de terres mais la plupart ont la corde autour du cou, croyez-moi », lance Alain Henry dont le fils Maxime travaille aussi sur l’exploitation.

    UNE RÉUNION FIXÉE

    Deux revendications : un prix garanti qui leur permette de recevoir un salaire décent. Et pas de produits américains importés avec le potentiel Traité transatlantique.

    « Une majorité d’Etats européens sont favorables à ce traité, mais s’il passe au parlement wallon, nous voterons contre. La Belgique doit s’unir avec d’autres pour plaider une meilleure stabilité des prix.

    Les charges sociales sont de la compétence du gouvernement fé- déral. Mais je m’engage à relayer vos demandes, notamment auprès du ministre wallon de l’agriculture, René Collin. », affirme Christophe Lacroix.

    Une réunion conjointe est prévue à Namur avec les jeunes agriculteurs dans les prochaines semaines.

    « On est agréablement surpris », ont conclu les jeunes fermiers.

    Article et photos de ANNICK GOVAERS source Sudpresse 

    Article du 6 février 2016 http://journal.sudinfo.be/